La chanson du vampire. Elle était un peu sadique en vérité. Me faire du mal pour me rendre fort avait-elle dit. Je suis sans doute le seul à m'en souvenir, le seule à avoir eu froid. Je me sens encore seul parfois. Trop souvent. Et m'isoler.. Si seulement j'avais été quelqu'un d'autre. Ou tout recommencer. Recommencer pour l'amitié et pour tout ce qui a suivi. Tant pis pour les douleurs en chemin, vous les auriez effacées si nous n'avions pas fait les mêmes erreurs. Tout est éphémère, encore une de ces généralités d'une banalité affligeante. Et pourtant, nous voulons tellement y croire, à chaque fois. C'est le Toujours qui rassure, et l'Eternité nous endors. Mais les petits détails nous rattrapent toujours pour nous rappeler que rien ne fait jamais exception à la règle. Comment y croire quand tout semble amer et triste ? Comment y croire quand on est seul à espérer ? Comment y croire quand la perfection est allongé à mes pieds ? Parce oui, la perfection est elle aussi éphémère. Certains dirons qu'elle n'existe pas, et bien moi je ne suis pas de cet avis. Je n'ai pas envie de vous en faire la démonstration par a + b : ce n'est pas scientifique, ce n'est qu'une de mes nombreuses croyances personnelles et infondées. Je déteste cette science matérialiste qui se veut rassurante : le jaune, « c'est la couleur de la lumière dont la longueur d'onde est comprise entre 565 et 590 nm ». Ca me fait une belle jambe. Et ensuite ? Non moi je ne veux pas de tout ça. La perfection n'a pas de longueur d'onde, ni de radiation, elle n'est non plus pas mesurable, ni quantifiable. Qui en mourra ? Personne. La vie c'est plus fort que ça. Mais comment faire quand on ne la partage qu'à moitié, ou quand vous comptez les jours qu'il vous reste ? Je pense qu'il n'y a rien à faire. Alors je ne fais plus rien.
If U could live 4ever, what do U live 4?